Boursier

Boursier Elisabeth Alföldi-Rosenbaum

Laure Sarah Ethier
(Septembre 2020 à Mai 2021)

Laure Sarah Ethier est candidate au doctorat en Histoire à l’Université de Montréal, sous la direction du Prof. Jacques Y. Perreault. Sa thèse intitulée « Argilos, de la conquête macédonienne à sa dernière phase d’occupation : une citée en mutation, » consiste en une étude archéologique et historique de la cité d’Argilos en Grèce du Nord, de 357 av. n.è. (date de conquête de la cité par Philippe II), jusqu’à son abandon définitif, que l’on situe au IIe siècle av. n.è.

Suite à la conquête macédonienne, on admet généralement l’abandon du site et le transfert de ses habitants à Amphipolis. Seule l’Acropole demeure habitée avec la construction, peu après le passage de Philippe, d’un grand manoir de type agraire, renfermant une remarquable presse à olives. Octroyé probablement par Philippe II à l’un de ses compagnons de confiance (hetairoi) en guise de récompense, ce don de terre à rendement économique aurait surtout servi à assurer fidélité et contrôle du royaume en l’absence de son roi. Si les grandes lignes de l’histoire d’Argilos sont aujourd’hui connues, cette phase d’occupation du site et le mobilier archéologique associé n’ont toutefois jamais fait l’objet d’une étude exhaustive et soulèvent encore aujourd’hui de nombreuses interrogations.

Grâce au généreux soutien de l’Institut Canadien en Grèce et de la bourse Elisabeth Alföldi-Rosenbaum, madame Ethier souhaite, d’une part, répondre aux questions relatives à la durée de réoccupation du site après sa conquête et les raisons justifiant son abandon définitif. D’autre part, mettre en lumière les dynamiques économiques et politiques, et la place occupée par Argilos dans les réseaux de communication et d'échange au cours de la période hellénistique. À ces fins, une étude du riche mobilier archéologique hellénistique d’Argilos sera réalisée. Ce projet, qui cadre bien avec les intérêts scientifiques de la professeure Alföldi-Rosenbaum, permettra de combler plusieurs lacunes dans nos connaissances de l’histoire d’Argilos et de toute la région du Bas-Strymon dans les années qui ont suivi la conquête de Philippe II.